Logo
Le Booster P&P
23 890 / 50 000
Hotline 01 55 77 12 00

Les digitales 2024

Opioïde faible ! … vous êtes sûr ?

Douleur aiguë modérée de l’adulte : la juste prescription des opioïdes

Dr Axel Maurice-Szamburski (Marseille)

Points clés :

  • La prescription d'antalgiques opioïdes faibles augmente régulièrement, souvent associés au paracétamol, dont ils optimisent l’effet.
  • Leur pharmacologie explique un risque accru d'intoxications, d’hospitalisation et de décès qui leur sont directement imputables, d’où l’importance de bien la connaitre.
  • IL faut en particulier gérer le risque de constipation, mais aussi de dépendance.
  • La désescalade et l’arrêt sont des priorités.

Autres thématiques de 2024

Tout ce que vous avez toujours voulu ne pas savoir sur la fissure

La fissure anale en 5 questions

Pr Laurent Abramowitz (Paris)

  • Elle est très fréquente : toutes les douleurs anales ne sont pas dues aux hémorroïdes
  • L’examen de la marge anale permet en règle le diagnostic
  • Une association topique inhibiteur calcique/anesthésique permet le plus souvent de limiter la chronicisation de la fissure
  • Régulariser le transit pour éviter tout passage de selle dure est crucial pour le traitement et éviter la récidive.

Plutôt hyper ou plutôt hypo ?

L’hypotension orthostatique du sujet âgé

Pr Hubert Blain (Montpellier)

  • Le plus souvent asymptomatique, l’HO doit être recherchée systématiquement
  • Selon l’accélération ou non du pouls au lever, l’HO est soit secondaire, soit neurogène
  • Dans tous les cas, mesures non pharmacologiques et éducation du patient
  • Traiter la cause si HO secondaire (médicaments ++), envisager la prescription de traitements spécifiques en cas d’HO neurogène.

Des indications en pagaille

7 questions légitimes sur les gliflozines

Pr Jean-Marc Boivin (Nancy)

  • 3 indications différentes en 4 ans, en diabétologie, en cardiologie, en néphrologie, pas facile de s’y retrouver !
  • Gangrène, amputation, acidocétose, des effets secondaires qui pourraient inquiéter…
  • Dans quels cas le MG peut-il prescrire ?
  • Quelle gliflozine choisir ?

HPV, un virus non genré !

7 idées reçues sur le papillomavirus

Dr Olivier Jourdain (Bruges)

  • Trop jeune, trop vieux pour se faire vacciner ?
  • Le dépistage cela suffit, non ?
  • Le vaccin HPV, ce n’est pas un vaccin très sûr…
  • Il faut surtout vacciner en priorité les filles !
  • Etc…

Si c’est long… ce n’est pas court !

Prescrire une corticothérapie prolongée

Pr Claire Le Jeunne (Paris)

  • Equilibre à trouver entre effet anti-inflammatoire recherché et effets minéralo-corticoïde et freinateur de la corticosurrénale
  • Effets indésirables plus ou moins systématiques (cushing, diabète, ostéoporose…) : bien les connaître pour mise en place d’actions préventives
  • En cas de fièvre et/ou syndrome inflammatoire en cours de traitement, toujours penser à la possibilité d’une infection

Douleur ou constipation, plus besoin de choisir

Prévenir ou traiter une constipation induite par les opioïdes

Dr Sandrine Soriot-Thomas (Amiens)

  • Qu’ils soient « forts » ou « faibles », les opiacés constipent !
  • Tous les patients sont à risque : information et prévention ++
  • Adapter le traitement laxatif au transit, recourir à un Pamora si nécessaire

A fond le traitement

Asthme sévère, garder le contrôle sur vos patients

Pr Colas Tcherakian (Suresnes)

  • Evaluer régulièrement la sévérité ET le contrôle de l’asthme, à l’aide de critères objectifs.
  • Rechercher inobservance et erreur de manipulation, ce sont les 2 grandes causes de non-contrôle.
  • Confier au spécialiste tout patient qui a été hospitalisé ou qui consomme plus de 500 mg de corticoïdes oraux par an pour son asthme.
  • Des thérapies spécifiques permettent aujourd’hui un contrôle performant.

Pour une cogestion individualisée !

Diabète de type 2 : vers un changement de paradigme

Pr Patrice Darmon (Marseille)

  • Nécessité d’une approche holistique et centrée sur le patient,
  • Les traitements doivent être individualisés en tenant compte des risques CV et d’organisation et à leur surveillance.
  • La participation et l’adhésion thérapeutique du patient sont essentielles
  • Encourager toute modification comportementale, dont les impacts sont bien démontrés : sédentarité, poids, sommeil, …

Un coeur, 2 reins, association de malfaiteurs !

Maladie rénale chronique, pourquoi et comment agir tôt ?

Pr Thierry Hannedouche (Strasbourg)

  • La MRC doit être recherchée annuellement chez tous les patients à risque CV.
  • Dosage créatininémie (estimation DFG) + Rapport albuminurie/créatininurie (RAC).
  • Instauration systématique de mesures cardio et néphroprotectrices, devant toujours comporter un IEC/ARA2 et une gliflozine.
  • Avis néphrologique si évolution rapide, doute diagnostic, RAC>500 ou SRR > 5% à 5 ans

2 bras, 2 jambes, 4 vaccins pour ma retraite ?

Prévention des infections respiratoires basses chez l’adulte

Pr Paul Loubet (Nimes)

  • L'âge > 65 ans et les pathologies chroniques augmentent les risques de complications graves et de décès des infections respiratoires basses, tant virales que bactériennes.
  • 4 vaccins sont maintenant disponibles : 3 viraux (grippe et covid 19 bien sûr, mais aussi VRS), et un schéma vaccinal pneumococcique qui se simplifie, avec l’arrivée du PCV 20.
  • Tous ces vaccins peuvent s’associer, ce qui devrait améliorer la couverture vaccinale.

Des chiffres et des lettres

Prise en charge de la BPCO en médecine générale : ne rien négliger

Dr Benjamin Renaud-Picard (Strasbourg)

  • La BPCO est une maladie fréquente, complexe, encore largement sous-estimée.
  • Cela malgré l’existence de signes cliniques et de FDR très évocateurs.
  • La spirométrie est nécessaire pour affirmer le diagnostic et assurer le suivi.
  • Le MG assure la prise en charge globale du patient : diagnostic précoce, surveillance du traitement et détection des exacerbations, recherche des comorbidités et vaccinations. Si nécessaire, il peut aujourd’hui initier des trithérapies inhalées fixes.

Bénin… mais très grave ?

En pratique : particularités du zona chez le patient âgé

Pr Bertrand Fougère (Tours)

  • Le zona atteint particulièrement les personnes âgées et les immunodéprimés.
  • Sa gravité est due aux douleurs post-zostériennes, qui impactent de la qualité de vie.
  • Réponses variables aux antiviraux et antalgiques, et risque iatrogénique.
  • La seule vraie alternative est la prévention vaccinale, que l’HAS recommande maintenant de façon extrêmement large à partir de 65 ans.

Mon glucose en bluetooth

En pratique : suivre un patient diabétique équipé d’un capteur de mesure continue du glucose en médecine générale

Pr Hélène Hanaire (Toulouse)

  • L’utilisation d’un capteur permet d'améliorer l'équilibre glycémique global.
  • Elle évite les hospitalisations et diminue les risques de complications.
  • Augmentation du temps passé dans la cible et limitation des hypoglycémies sont de nouveaux paramètres de suivi pour le médecin traitant.
  • Après apprentissage, le patient peut mieux comprendre son diabète, et mieux agir sur son traitement et son mode de vie.

Dire oui, c'est ne pas dire non ?

Le consentement en médecine générale

Dr Parvine Bardon (Orléans)

  • Tout acte médical doit aujourd’hui se faire avec le consentement du patient.
  • Le patient doit être informé de façon loyale, claire et appropriée
  • Savoir gérer le refus : justifier l'acte proposé, expliquer les conséquences du refus, sans mettre fin à la consultation, ni à la prise en charge du patient.
  • C’est un changement de paradigme : il faut favoriser l’autonomie du patient

Plutôt sauvage ou plutôt mutée ?

Suspecter une amylose cardiaque

Pr Thibaud Damy (Henri Mondor)

  • Liée à des dépôts amyloïdes, l'amylose cardiaque est fréquente, grave mais traitable si son diagnostic n’est pas trop retardé.
  • Le MG doit savoir la suspecter devant différents symptômes cardiaques, notamment une insuffisance cardiaque rapidement évolutive et résistante.
  • En particulier face à certains symptômes évoquant une atteinte amyloïde systémique.
  • Le diagnostic revient au cardiologue et la prise en charge est multidisciplinaire.

Au-delà de l’IMC

Quelle prévention cardiovasculaire en cas de surpoids ou d’obésité ?

Dr François Diévart (Dunkerque)

  • Il existe une corrélation linéaire entre surpoids et décès, notamment CV et par cancer.
  • La perte de poids pourrait permettre une réduction de ce surrisque, mais à ce jour une seule étude portant sur la chirurgie bariatrique semblait le montrer.
  • Chez des patients en prévention CV secondaire en surpoids, un traitement médicamenteux diminue le risque de décès ou de nouvel accident CV.
  • Il est encore préférable de prévenir l'obésité avant qu'elle s'installe.

Ça y est, j’ai re-mal !

Dépression « masquée », les pièges à éviter

Pr Florian Ferreri (Paris)

  • La dépression peut être à expression essentiellement somatique, et confondue avec des troubles organiques, rendant difficile le diagnostic.
  • L’évaluation des composantes anhédoniques est ici particulièrement utile.
  • Les antidépresseurs sont souvent moins efficaces sur les symptômes physiques que sur la plainte psychique, et leur choix doit donc être conditionné par une bonne tolérance.

Un scénario de biofilm

Plaies à retard de cicatrisation : limiter le risque infectieux

Dr Chloé Geri (Montpellier)

  • La cicatrisation des plaies est ralentie par la maturation excessive d'un biofilm microbien.
  • Ce biofilm entretient l’inflammation chronique, voire l’infection de la plaie.
  • La combinaison régulière savonnage/détersion/pansement est efficace et suffisante
  • Utilisation possible d’antiseptiques faibles ou antibactériens sur une courte durée en cas de plaie colonisée ou infectée.

TVS, TVP, EP : TA pour toutes !

Conduite à tenir devant une suspicion clinique de TVP du membre inférieur

Dr Jennifer Hampton (Les Angles)

  • La TVP est fréquente et grave et son risque majeur est l’embolie pulmonaire.
  • S’aider d’un score clinique, mais son diagnostic repose sur l'écho Doppler.
  • Pas de dosage systématique des D dimères (très bonne VPN, mais nombreux faux +)
  • Traitement anticoagulant curatif urgent, durée guidée par l’étiologie (immobilisation, chirurgie, cancer, grossesse, thrombophilie) et les comorbidités.
  • Sans cause évidente, un diagnostic étiologique est indispensable.

2 cures ça va, 3 bonjour …

Corticothérapie orale en cure courte

Pr Claire Le Jeunne (Paris)

  • Prescription fréquente de cures courtes en cas d'allergie aiguë, de maladies infectieuses ou rhumatismales, voire simplement en cas de contre-indication aux AINS.
  • Prescription simple, mais non dénuée de risques, notamment en cas de comorbidités
  • Vigilance sur la dose cumulée annuelle reçue, prescrites par d’autres praticiens, en particulier chez les patients BPCO et asthmatiques mal contrôlés.

COC et POP sont dans un bateau

Contraception orale et risque artériel : les bons réflexes

Dr Brigitte Letombe (Paris)

  • Dans une pilule, c’est essentiellement le progestatif qui est contraceptif.
  • L'éthinyl-œstradiol, lui, est plus souvent responsable des complications, thrombo-emboliques veineuses, mais aussi artérielles.
  • Les pilules combinées restent la contraception orale de première intention, en l’absence de FDR personnels et familiaux
  • Réévaluer régulièrement (au moins chaque année) les FDR personnels et familiaux pour savoir si prescrire une pilule combinée reste légitime.

Plus de cristaux, plus de goutte !

Goutte : sa prise en charge en 12 points clés

Dr Tristan Pascart (Lille)

  • La goutte est une arthrite micro cristalline, qui peu toucher toutes les articulations.
  • Son origine est essentiellement génétique, aggravée par une diététique inadaptée.
  • La colchicine donnée précocement traite la crise aiguë et prévient les crises à l’instauration du traitement hypo-uricémiant.
  • Tout goutteux doit recevoir un traitement hypo-uricémiant à vie (dès la première crise)
  • Importance du suivi de la fonction rénale, pour adapter doses des traitements

Bithérapie fixe d’emblée !

HTA : traiter plus vite et plus fort (recommandations ESH 2023)

Pr Atul Pathak (Monaco)

  • Le traitement repose sur les valeurs de PA, le risque CV et la fonction rénale.
  • Le traitement doit être précoce, la normalisation rapidement obtenue.
  • Il doit débuter par une bithérapie, fixe si possible, d’antihypertenseurs choisis dans les 3 principales classes et s'accompagner de mesures hygiéno-diététiques.
  • Utilisation élargie et raisonnée des bétabloquants, y compris en 1ère intention.

Douleur ou constipation, plus besoin de choisir

Prescription de morphiniques : les laxatifs, c’est automatique ?

Dr Sandrine Soriot-Thomas (Amiens)

  • Qu'ils soient forts ou faibles, les opiacés constipent !
  • Tous les patients sont à risque : information et prévention
  • Prescription d’un laxatif « si besoin » et re-consultation à 3 jours
  • Il faut adapter le traitement laxatif au transit et recourir à un panorama si nécessaire

Le booster

23 890 / 50 000
Depuis l'app, générez rapidement des Boost en regardant nos vidéos et en votant durant les congrès pour soutenir un projet de recherche en cancérologie.
En savoir plus